Rue des Cités

Affiche Rue des citésC’est en voyant une émission sur France 2 en janvier 2004 au sujet d’Aubervilliers que les réalisateurs ont eu l’idée deRue des cités. Considérant le reportage comme « bidonné », leur film est pour eux un « droit de réponse » : « On reconnaissait tout, les rues, les immeubles, les voisins… sauf Aubervilliers. Une ville que l’on connait puisqu’on y a grandi. Les habitants avaient été choqués, et blessés. Un vrai tollé. On s’était toujours dit, à l’époque, qu’on ferait un film sur notre ville, cette fois, avec authenticité et justesse. Nous étions lassés par ces fausses représentations…. »

Adilse a 20 ans. Plutôt taiseux et sûr de lui. Il vit en banlieue. Sa vie se résume à glandouiller dans le quartier avec son meilleur pote, Mimid, drôle et attachant.

Ce jour-là, son grand-père a disparu. Adilse le cherche dans la cité. A travers leur parcours, on découvre un territoire souvent décrié, où l’appétit de vivre prend pourtant le pas sur le béton.

Réalisateur : Carine May

Acteurs : Tarek Aggoun, Presylia Alves, Moussa Barry, Mourad Boudaoud

Date de sortie : 05/06/2013

Tous les jeunes apparaissant dans Rue des cités font leurs débuts au cinéma. Hakim Zouhani, animateur socio-culturel pendant plusieurs années, en connaissait certains, dont Tarek Aggoun. Le réalisateur révèle avoir écrit, avec sa partenaire Carine May, des rôles spécialement pour eux, sachant qu’ils « allaient s’approprier le texte ». Puis est venu le temps des répétitions qui « ont permis de leur laisser un champs assez libre, les comédiens ont pu proposer des choses, qui ont été acceptées, ou pas. »

Revue de presse :

Libération

Entre fiction et documentaire, Rue des cités est un portrait sociologique, parfois dur, à l’image de ce dialogue amusant mais terriblement révélateur entre Mimid et sa mère à l’esprit ultrarigoriste et désenchanté. Elle ne croit plus en l’amour et, exaspérée par son vagabondage incessant, clame à son fils : «Tu seras toujours un blédard !» Et lui, sous le joug d’une inconscience adolescente, se prétend «commerçant»… Juste et sincère, Rue des cités, peut-être pour rendre la vue des bâtiments moins pénible, est un film exclusivement en noir et blanc, ce qui lui confère une poésie que nulle couleur n’aurait su lui donner.

Nouvel Obs 

Des rencontres, des situations, des micro-intrigues comme captées au vol, prétexte à de confondants instants de vérité, hélas ponctués de témoignages documentaires dont le didactisme flingue avec une désolante balourdise la fiction instinctive et prometteuse qui se déployait jusque-là.

Télérama

Chronique d’une journée d’errance pour des jeunes d’Aubervilliers, autour et à l’intérieur des HLM. Carine May et Hakim Zouhani signent un premier long métrage qui lorgne vers la Nouvel­le Vague (tournage dans la rue, photo noir et blanc, comédiens amateurs). On est séduits par la fraîcheur de l’interprétation. Et par la tchatche, quasi poétique. — N.Di.

En savoir plus sur le film sur : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193129.html

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Site d'informations